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10 Dixième Deb’ataya 17 Septembre 2014

« La Valorisation du BIOGAZ au Sénégal »

Le 17 Septembre 2014 les membres de la PFONGUE se sont réunis au siège de l’ONG Agronomes et Vétérinaires sans Frontières pour parler de biogaz.
Pour cette occasion nous avons invités les représentants du Program National Biogaz domestique du Sénégal (PNB) et de l’association Jaambar de Ngueye-Ngueye qui ont réalisé ensemble un projet de gestion intégrée de l’assainissement liquide et solide du village Ngueye-Ngueye cofinancé par l’Ambassade de France à travers le Fonds Social de Développement (FSD).
Mr. Matar Sylla, coordinateur du PNB Sénégal nous a expliqué dans les détails le fonctionnement du bio digesteur domestique, une technologie qui permet d’obtenir du gaz et du fertilisant grâce à la fermentation de la bouse, et il nous a expliqué les avantages liés à l’application de cette technologie dans le milieu rural. L’objectif global du PNB est de développer et disséminer les biodigesteurs comme solution alternative et moderne d’énergie renouvelable en milieu rural, et assurer la viabilité et la durabilité du marché du biogaz au Sénégal. Aujourd’hui environ 650 ménages agricoles disposent de biodigesteurs. Les résultats directs de la diffusion de cette technologie sont une réduction de l’utilisation de bois de feu et un’ amélioration de la production agricole grâce à l’utilisation de l’effluent et du compost comme fertilisant. (Voir fichier powerpoint annexé)
Nous avons en suite écouté le témoignage de Monsieur Diouf, président de l’association Jaambar, qui nous a raconté l’expérience de la communauté de Ngueye-Ngueye qui, grâce à l’utilisation des biodigesteurs, bénéficie d’une production de gaz et de fertilisant en manière complètement gratuite et écologique.
Pauline Lecointe, conseiller technique du SCAC, a présenté le fond franco-sénégalais créée en 2011 pour financer les activités de sensibilisation et diffusion des systèmes de gestion de l’assainissement liquide et solide. Parmi les intervenants, le professeur Adams Tidjani de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar il a décrit brièvement la conception d’un biodigesteur alimenté par les latrines de l’université qui serait en mesure d’assurer le gaz nécessaire pour les cuisines de la cafétéria de l’université.
Les ONG présents au Deb’ataya ont posé beaucoup de questions sur les possibilités et les limites liés à l’utilisation et à la diffusion de cette technologie au Sénégal. Le coordinateur du PNB a expliqué que l’efficience des biodigesteurs est liée à plusieurs facteurs comme la disponibilité et la qualité de la matière première, les couts des matériaux et les capacités techniques des constructeurs. Un grand obstacle à la diffusion des biodigesteurs est représenté par la réticence des gens à accepter l’idée que la matière fécale (animale ou humaine) représente une matière première, une ressource naturelle.
La stratégie du PNB est de créer des collaborations avec les ONG afin de mieux adapter les biodigesteurs au contexte sénégalais (par exemple à travers l’utilisation de matériaux recyclés) et d’accélérer la diffusion de cette technologie grâce surtout à la mis en place de projets de sensibilisation sur le terrain.
Le débat a duré toute la matinée et tous les participants ont participé activement à la discussion. Le but de cette rencontre était de créer une opportunité pour l’émergence d’un réseau d’acteurs qui veulent travailler sur biogaz.