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Atelier de capitalisation du projet PIARAN _ ACF

L’ONG Action Contre la Faim en collaboration avec l’ensemble des partenaires locaux a pris l’initiative d’organiser un atelier de capitalisation des expériences du Programme Intégré d’Appui à la Résilience alimentaire (PIARAN) mis en oeuvre depuis 2016 dans le département de Podor.

L’atelier aura lieu du 26 au 28 décembre 2018 à partir de 9H00 à l’hôtel Mame Coumba Bang de Saint Louis.

Le PIARAN (Programme Intégré d’Appui à la Résilience Alimentaire et Nutritionnelle) conduit sur trois (03) ans, a eu pour objectif spécifique de Renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle par l’amélioration de la production alimentaire des communautés agricoles et pastorales et de la qualité nutritionnelle de la consommation des ménages vulnérables dans le département de Podor.

Sur la base de financements de l’UE et de l’AECID, entre autres, ce fut un programme complexe multisectoriel et intégré mis en oeuvre par le consortium d’organisations nationales ADENA (Association pour le Développement de Namarel et Alentours) et FAFD (Fédération des Associations du Foutah pour le Développement) et dont le chef de file est ACF-E (Action Contre la Faim – Espagne). De plus, divers autres partenaires tels que l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA), le Groupe de Recherches et d’Etudes Techniques (GRET), l’Association pour le Développement de l’Eau Ndiyam Ngurdam (ADENN) et la CLM, à travers LE PARTENARIAT et l’USE, l’ont appuyé techniquement au cours de sa mise en oeuvre tout au long de ces trois années d’implémentation.

Le projet s’articule autour de 4 résultats majeurs, notamment :

  • L’augmentation de la disponibilité alimentaire locale par le renforcement des systèmes de productions agricoles et pastoraux prenant en compte les risques et aléas de la zone
  • L’amélioration de l’accessibilité des produits alimentaires de qualité (riche en nutriments) par l’accompagnement des jardins maraîchers communautaires et par la mise en place d’un filet de protection sociale nutritionnel et saisonnier
  • Le renforcement de la qualité des pratiques nutritionnelles locales par des actions de sensibilisation des ménages.
  • La pérennisation des leçons apprises du PIARAN et la mise à échelle de programme favorisant la synergie entre les secteurs spécifiques et sensibles à la nutrition

Pour adresser la complexité de ces problèmes, il a fallu mettre en oeuvre des modèles originaux d’activités diverses et variées dans un cadre d’intégration multisectorielle. C’est ainsi qu’une variété de mil hyper précoce bio-fortifié en zinc et en fer, atteignant sa maturité physiologique en 60 jours, connut des essais d’introduction dans le but d’accroître la disponibilité alimentaire en zone agricole. De même, l’audace permit d’entretenir par l’irrigation des essais de culture fourragère dans le Ferlo afin d’y accroître la disponibilité en produits laitiers salubres grâce au maintien d’un minimum de vaches lactantes soustraites du mouvement général de transhumance dont est sujette la zone pastorale. Le challenge est grand mais le projet a cherché à démontrer qu’avec l’impact des changements climatiques en cours, la culture de fourrage est une alternative crédible pour sécuriser une production laitière dans la zone.

De la même manière, le concept de jardins communautaires de la santé a été adapté et repensé dans une perspective dynamique de durabilité. En effet, partant de leur rôle d’outils de diversification nutritionnelle pour les ménages, de nouvelles orientations veulent conférer aujourd’hui à ces jardins des dimensions d’entreprises également avec l’introduction de divers arbres fruitiers (ce qui fait qu’ils doivent se prénommer désormais jardins – vergers communautaires de la santé JVS) et, en parallèle, le renforcement des capacités des groupements de femmes y opérant, en gestion administrative et financière, entre autres. Conférer l’esprit d’entreprise a également prévalu durant l’accompagnement par le projet du GIE local NSAMM dans la mise au point et la production d’une farine infantile enrichie selon une formule étudiée pour prévenir la malnutrition chez les enfants de 6 – 59 mois.

Par conséquent, tous ces modèles développés de manière originale par le projet, constituent des terreaux de réflexions et d’apprentissage de leçons qui méritent que les acteurs à la base s’attèlent à une réflexion approfondie pour aboutir à une capitalisation. C’est le pourquoi de cet atelier de réflexion.

Pour retrouver l’intégralité des TDR c’est ici :