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COURS REGIONAL AFRIQUE FRANCOPHONE SUR L’AGROECOLOGIE – 2016

jeudi 29 septembre 2016

Première Edition
Dates : 05 – 17 décembre 2016 ; Lieu : Cotonou / Bénin

COURS REGIONAL AFRIQUE FRANCOPHONE SUR L’AGROECOLOGIE – 2016 Première Edition Dates : 05 – 17 décembre 2016 ; Lieu : Cotonou / Bénin

Jinukun, point focal de la Coalition pour la Protection du Patrimoine Génétique Africain (COPAGEN) invite les personnes répondant aux critères définis ci-après à s’inscrire au cours régional Afrique francophone, sur l’agroécologie.

Thème : L’Agroécologie face aux systèmes de production agricoles dans le monde et en Afrique

1. Contexte
Depuis plusieurs décennies les décideurs politiques du continent africain (Union Africaine et ses Etats membres) de même que les responsables des institutions internationales de développement (Banque Mondiale, FAO, FIDA) utilisent très fréquemment l’expression « développement durable » et aujourd’hui « l’agroécologie ». Malgré cela, les politiques agricoles en Afrique comme dans le monde restent massivement en faveur de l’agriculture industrielle fondée sur l’utilisation massive des intrants chimiques de synthèse. Nous faisons nôtres les messages clés du 2ème rapport d’IPES – Food, « De l’uniformité à la diversité », juin 2016, p. 3, qui stipule :

« Les systèmes alimentaires et agricoles d’aujourd’hui ont réussi à fournir de grandes quantités d’aliments sur les marchés mondiaux, mais sont en train de générer des effets négatifs sur plusieurs fronts : dégradation généralisée des terres, de l’eau et des écosystèmes ; fortes émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) ; pertes de biodiversité ; persistance de la faim et carences en micronutriments, aux côtés de l’augmentation rapide de l’obésité et des maladies liées à l’alimentation ; et le stress lié aux moyens de subsistance des agriculteurs du monde entier.

Beaucoup de ces problèmes sont explicitement liés à ‘l’agriculture industrielle’ : les monocultures à usage intensif d’intrants et les unités de production alimentaire à l’échelle industrielle qui dominent aujourd’hui les paysages agricoles. L’uniformité au cœur de ces systèmes, et leur dépendance vis-à-vis des fertilisants et pesticides chimiques, et l’utilisation préventive d’antibiotiques, conduisent systématiquement à des effets négatifs et aux vulnérabilités.

L’agriculture industrielle et les « systèmes alimentaires industriels » qui se sont développées autour d’elle sont partout verrouillés par une série de cercles vicieux. Par exemple, la façon dont les systèmes alimentaires sont actuellement structurés permet l’accumulation des biens par un nombre limité d’acteurs, renforçant ainsi leur pouvoir économique et politique, et donc leur capacité à influencer la gouvernance des systèmes alimentaires.

De petits changements sporadiques peuvent améliorer certains des résultats spécifiques de l’agriculture industrielle, mais ne fourniront pas des solutions à long terme aux multiples problèmes qu’elle génère.

Ce qui est requis est un modèle d’agriculture fondamentalement différent, fondé sur des fermes et paysages agricoles diversifiés, rejetant les intrants chimiques, optimisant la biodiversité et stimulant les interactions entre les différentes espèces, mais intégré dans des stratégies multidimensionnelles pour construire une fertilité à long terme, des agro-écosystèmes sains et des moyens de subsistance sûrs, c’est-à-dire des ‘systèmes agroécologiques diversifiés’.

Il y a de plus en plus de preuves que ces systèmes maintiennent le carbone dans le sol, soutiennent la biodiversité, reconstruisent la fertilité des sols et maintiennent des rendements dans le temps, fournissant une base pour les moyens de subsistance agricoles sûres.

Les données montrent que ces systèmes peuvent rivaliser avec l’agriculture industrielle en termes de production totale, montrant une performance particulièrement forte sous stress environnemental, et assurant des augmentations de récolte dans des endroits où un supplément de nourriture est désespérément nécessaire. Des systèmes agroécologiques diversifiés peuvent également ouvrir la voie à des régimes alimentaires diversifiés et à l’amélioration de la santé.

Le changement est déjà en cours. Les systèmes alimentaires industriels sont défiés sur plusieurs fronts, allant de nouvelles formes de coopération et de création de connaissances au développement de nouvelles relations commerciales qui évitent les circuits classiques de vente au détail.

Les incitations politiques doivent monter d’un cran pour que ces alternatives pàrennent de l’importance. Une série de pas modestes peut cumulativement déplacer le centre de gravité au sein des systèmes alimentaires ».
De 2007 à 2012, JINUKUN a organisé, au nom de la COPAGEN, un cours régional sur la biodiversité et la biosécurité, pour former des acteurs du développement d’Afrique francophone. Cela a eu pour résultat d’articuler une claire opposition à l’introduction des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) dans la sous-région et d’amener des décideurs politiques de la sous-région à reconnaître la nécessité de consulter la société civile sur lesdits sujets. Le but recherché aujourd’hui, est de transformer ce cours en une initiative annuelle de renforcement de capacités en agroécologie, avec comme public cible prioritaire, les leaders paysans.

Dans le format du cours précèdent, le Génie Génétique et les OGM étaient les thèmes clés abordés (biotechnologie, évaluation des risques, réglementation de la biosécurité, questions éthiques, etc.). L’agroécologie et les sujets connexes (agro carburant, accaparement des terres, etc.) étaient relégués au second plan. Dans le format actuel, agriculture et agroécologie sont devenues les sujets clés, pendant que le Génie Génétique et les OGM vont passer au second plan. De cette manière, le cours va créer un lien entre les expériences des participants et la problématique de l’introduction des OGM dans l’agriculture, l’alimentation et l’environnement et aider les leaders paysans à mieux participer aux débats, qui devraient alors être moins théorique.

2. Objectif du cours
L’objectif principal du cours régional d’agroécologie pour l’Afrique francophone est de contribuer à la transition des systèmes de production agricoles sur le continent, de l’agriculture conventionnelle à tendance industrielle vers l’agroécologie, y compris le ocntrôle des semences par les paysans. Pour atteindre cet objectif, il ne suffira pas de renforcer les connaissances des participants, mais il faudra, en plus, créer les conditions pour qu’ils deviennent des acteurs du changement. Ceci suppose une réelle immersion dans la réalité à changer, une réflexion critique personnelle qui conduit à un engagement personnel pour des initiatives de changement individuelles et collectives, qui doivent viser la promotion et l’intégration de l’agroécologie dans les politiques agricoles aux plans national et régional en Afrique francophone.

3. Méthodologie du cours
La méthodologie du cours sera fondée sur le processus / la démarche U (Théorie U) comme approche du changement, le principe pédagogique étant « former pour transformer ». Le cours passera donc par trois grands moments :

 un moment où les participants vont s’imprégner de la réalité (visite de terrain, mais aussi échanges d’expériences) ; ici il sera demandé aux participants de privilégier l’observation et l’écoute par rapport au jugement et de prêter une attention, la plus intense possible, à la réalité et à l’autre (écoute profonde) : voir la réalité avec les yeux de l’autre ;
 un moment d’introspection, pour laisser décanter tout ce qu’on a reçu ; question fondamentale et personnelle : en quoi tout ce que j’ai vu, lu et entendu ou vécu m’interpelle ? Sur quoi puis-je fonder une dynamique nouvelle, des actions futures ?
 un moment d’émergence vers l’action : engagement personnel, mais aussi avec les autres présents ou absents (ceux avec qui je peux agir au retour) : recherche de collaboration sur fond d’engagement personnel. Ici, la méthode d’animation sera le forum ouvert.
Cette approche est le produit de la collaboration entre l’Université international Terre Citoyenne (UiTC www.uitc-edu.org) et JINUKUN (www.jinukuncopagen.org). Le cours régional précédent a été labellisé “UiTC” et mis en ligne sur la plateforme E-Learning d’UiTC. L’actuel cours bénéficiera du même soutien et sera mis en ligne pour en faciliter l’accès pour quiconque qui le voudrait. L’avantage d’une telle collaboration est l’accès à une plateforme mondiale, qui assure une notoriété du même niveau.

Le cours est organisé de telle manière que les participants commencent à le préparer chez eux avant d’arriver sur les lieux de la formation. Sont prévues, les activités suivantes : préparer une note sur la situation de l’agroécologie dans son pays, identifier un projet à présenter pendant le cours comme activité à mener une fois de retour.

Pratique et théorie seront alliées pendant le cours ; histoires de vie et approche participative seront utilisées, de même que les documents pédagogiques y compris l’audio-visuel. Les participants et les organisateurs du cours conviendront de ce qu’il faut faire comme activités de suivi. Les participants aideront à la capitalisation des expériences agroécologiques (les bonnes pratiques et les résultats de recherche seront partagés). Un mécanisme de suivi sera mis en place pour aider les participants à accomplir leurs engagements. On veillera à ce que les activités de suivi du cours soient adossées à celles des organisations de provenance des participants.

4. Le contenu du cours
Le cours se déroulera selon 8 modules dont voici les titres et objectifs visés :

Module 1
Clarification de quelques concepts de base (0,5 jour)

Objectif Les participants ont une compréhension commune de chaque concept

Module 2
Genèse et évolution de l’agriculture dans le monde et en Afrique (0,5 jour)

Objectif Permettre aux participants d’avoir une vue globale sur la genèse et l’évolution de l’Agriculture dans le monde

Module 3
Politiques agricoles dans la sous-région et souveraineté alimentaire (0,5 jour)

Objectif Faire en sorte que les participants deviennent capables d’analyser les politiques agricoles et leurs enjeux pour le développement national

Module 4
Semences paysannes, le génie génétique et les Organismes Génétiquement modifiés (OGM) (1 jour)

Objectif Aider les participants à aborder la problématique du génie génétique et des OGM dans l’agriculture face à l’Agroécologie, l’Agriculture familiale et la semence paysanne

Module 5
L’Agroécologie, ses outils et ses pratiques (2 jours)
Objectif Amener les participants à accéder aux rationalités qui soutiennent les pratiques agroécologiques

Module 6 Le droit des paysans sur leurs semences et le Système Semencier Géré par les Paysans (SSGP) (2 jours (2 jours)

Objectif Aider les paysans à comprendre leur droit sur leurs semences, développer une stratégie pour mettre en place un Système Semencier Géré par les Paysans (SSGP) et faire le plaidoyer pour son intégration dans la politique agricole à la fois au niveau national et régional.

Module 7
Accès au marché des produits issus de l’agro-écologie (0,5 jour)
Objectif Les apprenants sont informés sur les canaux de commercialisation des produits agroécologiques

Module 8
Le leadership et l’action pour le changement : théories et pratiques du changement (1 jour)
Objectif Par des réflexions et des exercices pratiques amener les participants à devenir des acteurs du changement

NB : Cela fait au total dix jours de cours dont deux jours de travaux pratiques sur le terrain. Il y aura une sortie pédagogique le weekend du 10 au 11 décembre

En temps opportun, un emploi du temps détaillé permettra de décliner le contenu du cours en autant de communications que nécessaires.

Une équipe de communicateurs est constituée autour de chaque grande thématique, de sorte que toutes les communications soient conçues en interdisciplinarité. Un résumé de chaque communication sera diffusé en même temps que l’emploi du temps détaillé.

On profitera de l’occasion offerte par le cours pour organiser des conférences – débats sur l’agriculture de demain en Afrique

5. Participants
Le cours s’adresse prioritairement aux leaders paysans, mais peuvent être aussi admis à y participer les catégories d’acteurs suivantes :

-  le personnel des Organisations de la Société Civile et de l’administration publique qui accompagnent les paysans dans leur travail,
-  les techniciens agricoles ou les responsables des communes ou des collectivités locales,
-  les enseignants des écoles d’agriculture,
-  les jeunes chercheurs,
-  les professionnels des média.

Cependant les conditions suivantes sont requises pour être candidat(e) au cours :

 Pouvoir s’exprimer couramment en français, parce que les communications et les débats auront lieu dans cette langue.

 Etre présentés par une institution (organisations paysannes, ONG, collectivités locales ou autres institutions actives dans le développement, écoles et centres d’enseignement agricole et de recherche scientifique, administration publique) qui accepte de payer un forfait de cent cinquante mille francs CFA (150 000 FCFA) (soit 230 euros ou 260 dollars US) et de garantir le suivi de la formation, c’est-à-dire veiller à ce que le/la candidat(e) mette en œuvre les activités qu’il/elle a promis de faire une fois de retour chez lui/elle. L’institution d’origine remplit une fiche d’engagement attachée au présent document. Un arrangement sera décidé au cas par cas pour les candidatures individuelles.

• Intérêt dans le domaine : les candidats devront élaborer un document de deux (2) pages maximum, présentant la situation actuelle du débat sur l’agroécologie dans leurs pays.

• Condition sanitaire : jouir d’une bonne santé ; Jinukun-Copagen ne prendra pas en charge des maladies chroniques ou graves.

6. Procédure de sélection des participants
Les candidatures sont reçues et traitées par l’administration du cours. Le dossier de candidature comprend :

a. un formulaire de candidature dûment rempli (cf. annexe au présent document),
b. un CV de deux (2) pages maximum, mettant l’accent sur les expériences en agriculture,
c. un document de deux (2) pages maximum, présentant la situation actuelle du débat sur l’agroécologie dans le pays d’origine ou de résidence,
d. un certificat de santé attestant de la bonne santé du candidat ou de la candidate.

L’effectif du cours est limité à 40. Les participant(e)s seront sélectionné(e)s sur étude des dossiers reçus. Le cours se déroulera entièrement en français et est de ce fait réservé aux francophones. Cependant, tout anglophone qui donnera la preuve de sa capacité à suivre les cours et à participer aux débats en français peut être admis. Les candidatures féminines sont encouragées.


7. Coûts et soutien financier
Le coût de la formation par participant est d’environ un million trois cent mille francs CFA (1 300 000 F CFA), soit 2 000 Euros au taux de Euro 1 = F CFA 655,957, ou 2 250 USD au taux de USD 1 = F CFA 580. Ce coût donne droit i) aux enseignements donnés par des enseignants et des professionnels en agroécologie ou disciplines connexes, recrutés en Afrique et dans le monde, ii) aux documents pédagogiques, iii) aux travaux pratiques de terrain, iv) au transport du lieu de résidence à Cotonou et retour, v) à l’hébergement, vi) aux repas, aux visites de terrain et vii) aux transports locaux liés au cours pendant toute la durée du séjour. Certaines organisations pourraient être sollicitées à prendre en charge le billet d’avion de leurs candidat(e)s

Le forfait de 150 000 FCFA qui représente environ 11 % du coût de la formation, ne sera versé qu’une fois la candidature acceptée. Les 89 % restant du coût de la formation sont financés par la Fondation New Field (USA), GLOBAL GREENGRANTS FUND (GGF) et Swissaid. GRAIN – Afrique Francophone apporte un appui technique au comité d’organisation. En ce qui concerne la contribution demandée aux participants, un arrangement spécial sera proposé aux candidat(e)s résidant au Bénin, selon qu’ils sont hébergés ou pas.

Le transfert par voie bancaire pouvant créer des problèmes et des pertes de temps, les candidat(e)s feront parvenir leurs droits de participation par voie de transfert rapide du type « Western Union » ou « MoneyGram ». Le destinataire sera précisé en temps opportun.

8. Date limite d’envoi des candidatures
Un dossier complet de candidature doit être soumis, au plus tard, le 31 octobre 2016, délai de rigueur, à :

JINUKUN / COPAGEN, jinukun.copagen@gmail.com
06 B. P. 2083 Cotonou – Bénin
Téléphone : 00229 94 20 94 73 ; 95 73 23 87

Copie aux personnes de contact suivantes :

-  René M. SEGBENOU, rene.segbenou@gmail.com , Tél. : 00229 21 33 79 50 ; 95 40 20 21
-  Pierre BEDIYE, pisolbe@yahoo.fr , Tél. : 00229 95 40 34 74 ; 21 35 13 37
-  Martin AGBOTON, agbotonmartin@gmail.com, Tél. : 00229 95 73 23 87


Annexe 1

Cours régional ‘Afrique Francophone’ sur

L’Agroécologie face aux systèmes de production agricoles dans le monde et en Afrique

05 au 17 décembre 2016 ; Cotonou / Bénin

FICHE D’INSCRIPTION


Information importante :

Les informations fournies dans cette fiche seront traitées exclusivement par l’administration du cours. Tout dossier incomplet sera rejeté. Veuillez compléter la fiche, de préférence, sous format électronique et l’envoyer par messagerie électronique, accompagnée des autres éléments du dossier de candidature.

1. RENSEIGNEMENTS PERSONNELS

Nom : ………………………………………… Prénom : ………………………………….
Date et lieu de naissance : …………………………………………………………………
Nationalité : ………………………………………… Sexe : ……………………
Coordonnées complètes
Adresse (localisation et adresse postale) :
……………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
Téléphone : ……………………………………………… Fax : ………………………
Adresse de courriel : ………………………………………………………
Site web : …………………………………………………………………………………..

2. EXPERIENCE PROFESSIONNELLE (s’en tenir aux 5 dernières années)

Années Domaine d’activité Responsabilité assumée

3. PROJET PROFESSIONNEL OU ACTIVITES CITOYENNES LIES A LA FORMATION

Quelles activités comptez-vous mener au sein de votre organisation, en lien avec les contenus de la formation reçue (Soyez le plus précis possible) ?